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Le collectif Fourchefolies a à coeur de promouvoir un lien sensible entre la création émergente, celle qui ne tient pas encore sur les plateaux institutionnels et qui est aujourd'hui menacée, et le territoire qui nous accueille, son biotope local, le vivant qui l'habite, ses traditions et coutumes ancestrales.
Nous mettons toutes nos compétences et nos savoirs faire au service de ce dialogue : nous sommes et restons ancrés dans l'espace rural, nous valorisons les connaissances artistiques, techniques, administratives de chacun·e, nous soutenons la rencontre et l'échange entre nos réseaux associatifs, la mise en commun autour de thèmes qui nous touchent tous et toutes.
« Tisser du lien, souffler du sens, ouvrir au commun.
Revenir habiter son histoire, comme l’on ferme la porte sur soi.
Il fut un temps où tu savais aimer ce qui ne serait jamais tiens.
Lui appartenir. »
Juliette Rousseau, Péquenaude
Le collectif revient ainsi habiter au fil des étés, une grange aux confins du bocage, une prairie de mauvaises herbes, un bout de chemin creux, un étang entre grenouilles et nénuphares.
Se rassembler autour d'une même tablée, et tout à la fois y créer, écrire, sentir, écouter, observer et partager. Autant de gestes que le collectif entend expérimenter, pour dessiner les rituels d'un rapport sensible au lieu, au paysage, au foyer.
« L’expérience esthétique qui fait d’un lieu un paysage ou d’un paysage
un lieu est une bonne manière d'ôter aux élans
romantiques ou chauvins le monopole de l’amour des lieux, et d’intégrer
dans cet amour les médiations que sont l’attention, l’observation, l’enquête. »
Joëlle Zask, Se tenir quelque part sur terre : comment parler des lieux qu’on aime